Faire construire un double garage répond à une double ambition : améliorer concrètement le confort de vie et renforcer la valeur du bien immobilier. Protéger deux véhicules, sécuriser le stationnement et disposer d’un espace de rangement organisé deviennent rapidement indispensables, surtout quand on veut éviter l’humidité, les salissures et les aléas météo typiques de la région. Pour que l’investissement soit pleinement rentable, le garage doit toutefois être pensé comme un véritable ouvrage : implantation sur la parcelle, contraintes d’urbanisme, dimensions d’usage, choix du système constructif, enveloppe budgétaire et équipements doivent s’articuler de manière cohérente.

 

Garage double : au-delà du stationnement, un espace multifonction

Un garage deux voitures ne sert pas uniquement à mettre les véhicules à l’abri. Il limite l’entretien (moins d’humidité résiduelle, moins de boue et de projections), améliore le confort au quotidien (déchargement à couvert, accès plus pratique à la maison) et offre surtout un volume polyvalent. Dans la réalité, on y stocke vélos, matériel de jardin, outillage, pneus, équipements saisonniers, et il n’est pas rare d’y aménager un coin atelier avec établi et rangements. C’est précisément sur ces usages que le garage fermé se distingue d’un carport : l’abri ouvert protège des précipitations, mais ne garantit ni le niveau de sécurité, ni la capacité de stockage, ni la possibilité d’isoler et d’équiper correctement le volume.

 

Dimensionnement : privilégier l’ergonomie et la circulation

La performance d’un double garage se joue souvent sur quelques choix de conception. Un garage “dimensionné au minimum” entraîne rapidement des contraintes : portières difficiles à ouvrir, déplacements limités, rangement qui empiète sur les zones de manœuvre. À titre indicatif, on rencontre fréquemment des largeurs autour de 5,0 à 5,5 m comme base minimale pour deux véhicules côte à côte, mais un usage confortable (véhicules larges, sièges enfants, rangements latéraux, circulation) incite souvent à prévoir plus généreux. La longueur doit intégrer l’usage futur : si vous envisagez étagères profondes, armoires, congélateur ou établi, quelques dizaines de centimètres supplémentaires apportent une vraie différence. Enfin, la hauteur n’est pas un détail : elle conditionne le stockage en hauteur, l’intégration de rails ou rangements suspendus, et une sensation d’espace nettement plus agréable.

 

Urbanisme à Arras : vérifier les règles avant de figer les plans

Les démarches administratives dépendent principalement de la surface créée et des prescriptions locales. Avant de lancer la conception définitive, il est indispensable de consulter les règles applicables via le PLU : implantation par rapport aux limites, emprise au sol, hauteur, traitement architectural (façades, matériaux, teintes), forme de toiture et gestion des eaux pluviales. Selon le secteur, l’intégration peut être particulièrement observée, notamment sur la cohérence de l’aspect extérieur et le traitement des accès. Un dossier complet et bien présenté (plans cotés, notice descriptive, matériaux, insertion, gestion des eaux) réduit les risques d’allers-retours et sécurise l’instruction.

 

Budget : les postes qui expliquent les variations de prix

Le coût d’un double garage varie largement selon le niveau de prestation et les contraintes du terrain. Le terrassement et l’accès au chantier peuvent peser lourd (sol à reprendre, évacuation des terres, accès étroit), tout comme les fondations et la dalle, qui doivent être adaptées au sol et aux charges. La toiture est un autre poste structurant (charpente/couverture ou étanchéité), puis viennent les menuiseries et les portes de garage (qualité, isolation, motorisation, sécurité). Enfin, les réseaux et finitions font la différence : électricité (éclairage, prises, tableau), ventilation, enduit ou bardage, revêtement de sol, et éventuellement isolation/doublages si l’objectif est d’obtenir un garage plus confortable pour bricoler ou stocker des biens sensibles à l’humidité. À prévoir dès la conception : le passage de gaines et une ligne dédiée pour une future borne de recharge, solution simple et économique lorsqu’elle est anticipée.

 

Garage accolé ou indépendant : choisir selon la parcelle et les usages

Un garage accolé (attenant) est généralement recherché pour son confort : circulation directe, raccordements simplifiés, continuité architecturale avec l’habitation. En contrepartie, il faut soigner la jonction technique avec l’existant (raccords de toiture, étanchéité, gestion des eaux) et, si l’on isole, traiter correctement les ponts thermiques. Le garage indépendant offre davantage de liberté d’implantation et convient très bien à un usage atelier (bruit, poussière, stockage important), mais implique de concevoir un accès efficace (allée, pente, éclairage extérieur) et peut générer un surcoût de réseaux si la distance à la maison est importante.

 

Matériaux : arbitrer entre durabilité, performance et entretien

La maçonnerie (parpaing) reste une solution très répandue : robuste, durable, facile à enduire et simple à harmoniser avec la maison. L’ossature bois séduit pour sa rapidité de mise en œuvre et son potentiel thermique, particulièrement intéressante si le garage doit accueillir un atelier ou du stockage “au sec”, à condition de choisir des finitions adaptées et de protéger correctement les points sensibles. Les structures métalliques existent aussi, mais demandent une gestion rigoureuse de l’isolation et de la condensation. Quel que soit le choix, un point est central : la ventilation. Sans ventilation adaptée, l’humidité s’installe, favorise la corrosion et dégrade l’usage du garage sur le long terme.

 

Déroulement du chantier : une séquence à maîtriser

Un chantier bien organisé suit généralement une logique claire : définition précise des besoins (dimensions, rangements, accès, position des portes), constitution du dossier administratif, terrassement et préparation du terrain, fondations et dalle, élévation de la structure, mise hors d’eau (toiture), pose des portes et menuiseries, puis finitions (façades, électricité, ventilation, éventuelle isolation, aménagement intérieur). Dans la région, la gestion des eaux et des pentes mérite une attention particulière afin d’éviter les entrées d’eau au niveau des seuils et les stagnations devant les portes.

 

Équipements à forte valeur d’usage : anticiper pour optimiser

Certains choix, peu coûteux lorsqu’ils sont prévus en amont, deviennent complexes ensuite. C’est le cas d’un réseau électrique bien dimensionné (prises en quantité, points lumineux répartis), d’une motorisation, d’une porte isolée, d’une arrivée d’eau si besoin, et du pré-équipement pour recharge électrique (gaine, ligne dédiée, emplacement). Un traitement soigné des abords (revêtement adapté, caniveau, pente maîtrisée) améliore également la sécurité des manœuvres et la durabilité de l’ensemble.

 

Se faire accompagner à Arras : sécuriser technique, budget et coordination

La réussite d’un double garage tient autant à la conception qu’à l’exécution. Être accompagné par Adrien de La Maison Des Travaux Arras permet de cadrer précisément le projet, de comparer des devis réellement homogènes, de sélectionner des intervenants compétents et de coordonner efficacement les étapes du chantier. L’objectif est simple : un garage conforme, fonctionnel, durable et parfaitement adapté aux usages, sans dérives budgétaires ni mauvaises surprises en cours de réalisation.